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Assawra, mai 31, 2021

Gaza City, le 21 mai. Des Palestiniens découvrent leur habitation détruite par les bombardements israéliens. © Mohammed Abed/AFP

une image faisait le tour du monde : Arafat tendant la main à Rabin sous l’égide de Clinton. On connaît la suite : au moment des accords d’Oslo, on comptait environ 120 000 colons en Cisjordanie ; deux décennies plus tard, ils ont plus que triplé.

Edward Saïd [...] n’a pas vu [...] le peuple palestinien se soulever de nouveau, ce printemps 2021, contre les tentatives d’expulsion coloniale frappant plusieurs familles palestiniennes de Jérusalem-Est, ni les bombes s’abattre en masse sur Gaza en réponse aux roquettes tirées et neutralisées à 95 % par le système de défense aérienne.
Plus de la moitié des morts palestiniens sont des femmes et des enfants : Netanyahou fait état d’un « succès exceptionnel ». Le cessez-le-feu bilatéral instauré, France 24 nous informe qu’à Tel-Aviv, « les habitants retrouvent les joies de la plage ». On s’en voit ravis.
[...] C’est qu’il expliquait déjà, à la fin des années 1990 : « Regardez, physiquement, sur le terrain, il n’y a aucun moyen d’avoir un État palestinien qui signifie quelque chose. Même géographiquement. (…) Nous n’avons pas de territoire continu. Ce sont toutes des routes israéliennes contrôlées par les Israéliens, la plupart construites par l’armée depuis Oslo. Elles sont pour les colons, pour que les colons puissent aller d’une zone à une autre. L’Afrique du Sud a fonctionné sur le même principe. Alors quel genre d’État aura-t-on s’il n’existe pas de contiguïté ? »
Quatre ans plus tard, il ajoutait au cours d’un entretien : «  Il n’y a aucun moyen concevable qu’ils (les Arabes et les juifs) puissent être physiquement séparés sans apartheid (…).

 

L'Humanité du Lundi 31 Mai 2021